Twee Gebroeders: De Douarnenez à Bénodet

Twee Gebroeders: De Douarnenez à Bénodet

Après le festival Temps fête à Douarnenez et une fois nos problèmes de gouvernail résolus, nous avons repris notre tour de Bretagne.

De Douarnenez à l'île de Sein

Après dix jours passés à Douarnenez entre le festival et les problèmes techniques, il est grand temps de nous remettre en route. Ça tombe bien, le temps est magnifique et le vent est avec nous pour aller jusqu'à l'île de Sein.

Des dauphins viennent nous saluer en route, le soleil brille, tout le monde est heureux de reprendre la mer. Après une fin de navigation un peu plus houleuse à proximité du raz de Sein, nous finissons par arriver au port où le mouillage est de mise.

Le soir, Anne-So et Elo nous ont rejoint pour aller déguster du ragout de homard au restaurant Chez Brigitte.

Malheureusement, à l'extérieur les conditions se sont durcies. A peine arrivés au restaurant où des marins de la SNSM prenaient un verre, nous avons appris qu'un bateau était en train de chasser dans le port. Ce bateau, c'était le notre... Nous sommes donc retournés à bord en catastrophe avec Laurent pour revoir notre mouillage. Le temps que nous arrivions, une autre personne avait pris la liberté de monter à bord pour relâcher plus de chaine et la péniche ne chassait plus. Afin d'être sur place en cas de problème, Laurent a décidé de rester à bord et c'est donc seul que je suis retourné à terre pour rejoindre les autres au restaurant.

Au fur et à mesure du repas et contre toute attente, les conditions ont continué de se dégrader. Le vent s'est mis à souffler de plus en plus fort et un épais brouillard a fait son apparition. Alors que nous terminions nos desserts, Laurent a appelé pour demander de l'aide et je suis donc reparti en catastrophe pour le rejoindre à bord de la péniche.

Si dans le port la mer était un peu moins agitée, le retour à la péniche contre le vent et la marée ne s'est pas fait sans mal et Laurent a été obligé de me lancer une amarre pour que je puisse franchir les quelques mètres qui me séparaient du bateau. Cette fois encore la péniche était en train de chasser doucement et nous avons donc était contraint de reprendre notre mouillage, ce qui ne s'est pas fait sans mal. Entre temps, les filles sont revenues du restaurant et attendaient sur la plage. Je suis donc reparti avec le kayak et des amarres mises bout à bout pour aller jusqu'à la plage et revenir en tirant sur les amarres plutôt qu'en pagayant vainement.

Bref, une sacrée aventure que cette soirée !

De l'île de Sein à Bénodet

Nous sommes repartis de Sein en fin de matinée. La mission de la journée était très simple: passer le raz de Sein, réputé pour ses courants importants. Nous avons levé l'ancre peu avant la renverse pour profiter de la fin du courant. Résultat: pas loin de 8.5 nœuds en vitesse fond par moments.

Nous étions censé nous rendre à Lesconil mais lorsque nous avons voulu confirmer notre arrivée, le port nous a finalement refusé... Le port de Guilvinec ne pouvant nous recevoir à cause de la fête de la langoustine nous avons donc été contraints de continuer notre route jusqu'à Bénodet. Une grosse journée de navigation pendant laquelle nous avons plusieurs fois croisés des dauphins.

Si le départ s'est fait dans le brouillard qui ne s'était pas entièrement levé depuis la veille, le soleil a très vite fait son apparition pour ne plus nous quitter.

Arrivés à Bénodet, un marin est venu nous aider à nous amarrer. Nous avons fini par discuter avec lui et avec le reste de son équipage avec lequel nous avons convenu de nous retrouver le lendemain pour remonter l'Odet ensemble.

A notre arrivés, nous étions également attendu par les parents de Sandrine chez qui nous avons mangé et dormi le soir même.

Cabotages depuis Bénodet

La remontée de l'Odet et première navigation en direction des Glénan

Comme convenu la veille, Pierre et son équipage nous ont rejoint sur la péniche pour remonter l'Odet. Les parents de Sandrine étant restés avec nous, nous étions donc onze personnes à bord.

Il nous aura fallu un peu moins de 3h pour remonter l'Odet puis revenir nous amarrer au ponton. Quelques châteaux et grandes bâtisses s'étalent le long des rives de cette jolie rivière et la ballade fut très agréable.

Au retour, nous avons profité d'un petit pique-nique à bord de la péniche avant que l'autre équipage ne nous quitte pour mettre les voiles en direction des Glénan.

Nous avons très vite suivi le même chemin pour un aller-retour de quelques heures jusqu'à proximité de l'île aux Moutons, la première île de l'archipel. Le début de la navigation était très très calme, suffisamment pour aller se baigner autour de la péniche pour se rafraichir un peu. Une fois éloignés de la côte, le vent s'est fait davantage sentir et la chaleur est devenue moins insupportable.

Nous avons également déplacé un casier de quelques miles durant notre navigation. Nous n'avons toujours aucune idée de comment il s'était pris exactement (pas dans l'hélice en tout cas) mais ce qui est sur, c'est que le pécheur à qui il appartient n'est malheureusement pas près de le récupérer.

A notre retour à Bénodet, un nouvel équipier à rejoint le bord. Vincent est quelqu'un de très sympathique qui est venu découvrir la voile pour la première fois sur Twee Gebroeders.

Les Glénan, le retour

Si au départ la journée ne semblait pas propice à la navigation en raison du peu de vent annoncé, nous n'avons finalement pas été déçus. La pétole de fin de matinée à laissé sa place à un petit vent qui nous a permit d'aller tranquillement jusqu'aux Glénan et d'en revenir.

Cette fois, nous avons dépassé l'île aux moutons pour nous rapprocher un peu plus du cœur de l'archipel. Le soleil tapait fort mais le vent calme nous aura permis de naviguer avec le parasol ouvert, le grand luxe.

Nous avons retrouvé le coffre que nous avions accroché la veille. J'ai été jusqu'à lui en kayak pour le récupérer mais ce fut un échec. Le casier était bien plus lourd que ce que je pensais et je n'ai jamais réussi à le sortir de l'eau depuis le kayak.

A défaut d'avoir pu récupérer le casier et son potentiel contenu (avant de le remettre à sa place), le père de Sandrine a péché un maquereau.

Les Glénan, suite et fin

Encore une superbe journée pour ma dernière navigation sur Twee Gebroeders. Une fois n'est pas coutume, nous somme repartis vers les Glénan. Cette fois nous étions neuf à bord avec les parents de Sandrine et des amies.

Nous nous arrêté à un coffre près de l'île aux moutons pour déjeuner. L'occasion de déguster le maquereau pêché la veille et les deux qui l'ont rejoint au cours de la matinée.

Après le déjeuner, nous sommes repartis vers Bénodet. A l'origine, nous étions censé terminer cette navigation à Concarneau mais malheureusement aucun port ne pouvait nous accueillir, soit à cause de notre gabarit soit par manque de place tout simplement. Se mettre à couple avec les bâtiments militaires présents à Concarneau n'étant bizarrement pas une option valable, nous nous sommes donc résignés à regagner Bénodet une fois de plus.

A défaut d'y aller en péniche, nous avons tout de même passée la soirée à Concarneau dans un super restaurant.

Le départ

Après plus de trois semaines passées à bord, des dizaines de café avec Plaisir, quelques bières (carrément), un superbe bar (le poisson), quelques avaries mais surtout de superbes rencontres le moment de quitter Twee Gebroeders a fini par arriver.

Ce n'était bien entendu pas un adieu mais un au revoir, en attendant une prochaine occasion à Paris ou à Rennes. :)

Un très grand merci à Laurent et Sandrine de m'avoir accueilli, à Sara d'avoir accueilli Plaisir et à tous les équipiers rencontrés durant cette superbe aventure.

Quelques photos